Quand le bâtiment va, tout va… L’automobile AUSSI

Les trois prochaines décennies vont connaître un accroissement substantiel de la population des villes dans le monde. Il est prévu d’atteindre les 10 milliards d’habitants en 2050. 70 % de ces habitants vivront dans des zones urbaines.

Incontestablement, ceci va correspondre à une évolution et transformation de la ville, afin de s’adapter à ce changement radical.

Les projections les moins optimistes envisagent pour le continent africain, la construction de plus de 1100 bâtiments par jour, et plusieurs centaines de kilomètres de routes bitumées ou pas, pour faire face à la demande et à cette population urbaine croissante.

Le prisme actuel pour concevoir, construire et fabriquer – voire même travailler – ne peut plus prospérer! Pour les Nations Unies, les conséquences collatérales des stratégies actuelles, font courir le risque de voir plus de 5 milliards de personnes être victimes d’inondations par exemple, d’ici 2050, avec leur cortège de famine et autres crises. Notamment en Afrique.

Comment en effet, continuer de laisser le secteur des infrastructures et de la construction, contribuer à plus de 30 % des déchets mondiaux sans y mettre un coup d’arrêt? Force est de constater l’urgence, pour le secteur des infrastructures et celui du bâtiment, de repenser sa façon de concevoir, de construire, de réaliser, de travailler. Au Gabon comme au Congo ou au Cameroun, en Éthiopie comme au Soudan, en Côte d’Ivoire comme au Burkina Faso, au Ghana comme au Kenya, l’innovation et la transformation digitale sont des sujets majeurs devenus aujourd’hui stratégiques dans tous les secteurs.

En ce qui concerne le bâtiment, souvent perçu comme peu innovant, la digitalisation se doit de devenir une réalité. Elle permettra de résoudre l’équation d’un besoin d’une qualité supérieure, pour les bâtiments produits avec une forte nécessité d’économie de matériaux et de coûts.

De nombreuses tendances technologiques révolutionnent de fait ce secteur; il en est de même du domaine des infrastructures car ce processus intelligent est de plus en plus utilisé sur les projets de type ponts, routes, voies ferrées… La TRANSGABONAISE n’y échappera pas. Ce processus révolutionne la façon dont les bâtiments, les infrastructures, les voiries et réseaux divers sont planifiés, conçus, créés et gérés.

Les solutions nouvelles, digitales, permettent aux maîtres d’ouvrage et maîtres d’œuvre de concevoir, visualiser, simuler et collaborer plus facilement tout au long du cycle de vie du projet en rendant les informations qui lui sont liées, plus compréhensibles pour prendre de meilleures décisions et, in fine, exploiter de manière optimale les bâtiments une fois construits.

A titre d’exemple, le Grand théâtre de Rabat, qui comprend 1800 places, un amphithéâtre plein air de 7000 places, des espaces d’enseignement et un restaurant avec vue panoramique, a eu recours à la digitalisation.

La digitalisation permet en effet, une réduction substantielle des coûts, celle non moins essentielle des erreurs de conception et de coordination sur le chantier, et des surcoûts liés aux récurrentes démolitions que l’on observe sur ces mêmes chantiers.

Elle permet également de maîtriser les performances des bâtiments, que ces performances soient énergétiques, structurelles, ou économiques. D’où la tendance actuelle d’imprimer les bâtiments et les infrastructures en 3D.

Nous devons nous y faire. Ici ou ailleurs. La croissance de la population dans les années à venir, et sa forte concentration dans les villes, aura inéluctablement, pour corollaire, l’accélération de la construction de bâtiments, tant publics qu’à titre de logements, et impactera de façon significative sur le développement économique. En effet, quand le bâtiment va, tout va.

Les défis à relever sont par conséquent d’importance, et constituent une formidable opportunité de mieux faire, et de se développer. Les maîtres d’ouvrage – qu’ils soient publics ou privés – ainsi que les maîtres d’œuvre du secteur du BTP et des infrastructures, conscients de l’importance de la technologie et de l’innovation dans le cycle de vie global d’un projet, investissent de plus en plus massivement pour atteindre ces objectifs et imposent désormais des processus innovants. La recherche d’une productivité et d’une qualité améliorées pour les bâtiments et infrastructures est plus que jamais à l’ordre du jour. Cette recherche est d’autant plus primordiale que cela permettra de construire des villes et bâtiments optimisés ainsi qu’un monde meilleur pour les générations actuelles et futures.

Le secteur du bâtiment et des infrastructures est en train d’opérer sa mutation, voire sa mue. Ici et ailleurs. Inexorablement… En touchant les domaines aussi variés que le développement durable, la sécurité, la productivité, il se voit ouvrir de nouvelles perspectives et voies, et sera en mesure de résoudre les problématiques qu’il affronte, et continuera d’affronter, l’une d’entre elles, étant la mobilité et le déplacement.

Il est par conséquent impératif, par un changement de paradigme, de mettre un coup d’accélérateur au développement du bâtiment et des infrastructures, qui de façon certaine et évidente, déteindra sur la mobilité, le transport et le développement économique. Assurément, quand le bâtiment ira, tout ira, l’automobile aussi…!

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