Lutte contre le Braconnage et autres activités criminelles transfrontalières.

Le ministre d’Etat, ministre secrétaire général de la présidence présidant les travaux / Ph. Bachir / ATPE

La FAO prend part à la Conférence internationale des Ministres en charge de la défense, de la sécurité et des aires protégées sur la lutte contre le Braconnage et autres activités criminelles transfrontalières.

Aujourd’hui l’on constate que dans certains pays du Bassin du Congo, notamment le Cameroun, le Tchad, la RCA, et la RDC, des systèmes de braconnage transfrontaliers de plus en plus sophistiqués sont développés, dans lesquels sont parfois impliqués des groupes de pasteurs transhumants armés. Les éco gardes des aires protégées ne peuvent plus agir seuls contre ces menaces, il est donc indispensable qu’ils reçoivent l’appui de l’armée et des forces de l’ordre des différents pays concernés.

C’est dans cette optique que s’est tenue à N’Djaména au Tchad du 23 au 25 janvier 2018, la Conférence internationale des Ministres en charge de la Défense, de la sécurité et des aires protégées sur la lutte contre le Braconnage et autres activités criminelles transfrontalières sous le thème « Menaces des groupes armés circulant entre le Sahel, le Soudan et le Nord de l’Afrique Équatoriale pour ses aires naturelles protégées et leurs populations riveraines : Analyse et plan d’actions ».

Selon le Directeur Général de l’UNDOC, Mr Fedodov, « le commerce illicite des espèces sauvages est une forme de criminalité organisée, comme le trafic de stupéfiants, d’armes et d’êtres humains, qui engendrent des conséquences négatives sur la sécurité et le développement ». Le trafic des produits de la faune se situe aujourd’hui au 4ème rang des criminalités internationalement reconnues après le trafic des drogues, la contrefaçon et la traite des êtres humains.

Ces modèles de prédation criminelle organisée qui ont pris place dans la sous-région, requièrent dès lors des réponses concertées au plus haut niveau politique, et une coopération accrue associant les forces de défense et de sécurité des pays concernés et les services des aires protégées, tant au niveau national que transfrontalier.

Le cas de Garamba, Chinko, Bouba Ndjiida et Binder-Leré a démontré l’ampleur que prennent les opérations sophistiquées de braconnage au Cameroun, en RCA et au Nord de la RDC. Ces aires de conservation risqueraient de devenir des sanctuaires pour des groupes armés dotés d’une forte autonomie financière et opérationnelle.

Une vue partielle des participants / Ph. Bachir / ATPE

Le Conseil de sécurité des Nations unies a d’ailleurs reconnu que le trafic des espèces sauvages en Afrique centrale alimentait les conflits et menaçait la sécurité régionale et nationale parce qu’il constitue une source de financement pour les milices et groupes terroristes. Face à l’activité accrue de groupes armés qui se déplacent entre le sahel, le Soudan et le Nord de l’Afrique équatoriale, et qui s’y livrent au braconnage et autres activités criminelles, il est urgent de concevoir et de concrétiser des programmes et projets d’action transfrontaliers, notamment pour encadrer les pasteurs transhumants.

Ayant à cœur, les questions de biodiversité, de développement durable et de bien-être des populations, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) prend une part active à ces assises. Au cours des travaux, le Coordonnateur du Bureau Sous-régional est revenu sur le mandat de la FAO et a réitéré l’engagement de l’organisation onusienne d’accompagner les Etats et les autres partenaires sur cette problématique.

La FAO accompagne les Etats membres de la COMIFAC dans la prévention et la lutte contre les conflits à travers les programmes qu’elle développe selon son expertise liée à l’utilisation des ressources naturelles et de la biodiversité ; la gestion durable de la faune sauvage et des aires protégées pour le bénéfice des générations actuelles et futures.

Les travaux de cette rencontre ponctués par un segment technique d’experts et dialogue politique de haut niveau, permettront d’aboutir à l’élaboration d’un plan d’action opérationnelle pour lutter efficacement contre le Braconnage et autres activités criminelles transfrontalières.

Source : 7joursinfo.com

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