L’entrepreneuriat social emploie plus de 41 millions de personnes en Afrique subsaharienne


Les entreprises sociales emploient 41,6 millions de personnes en Afrique subsaharienne selon British Council. L’étude présentant le nombre et la qualité des emplois montre que si cette branche recrute énormément, le minimum vital des travailleurs est loin d’être assuré.

Les entreprises à vocation sociale, de biens et de services, et celles à but non lucratif emploient 41,6 millions de personnes en Afrique subsaharienne, selon une étude menée par l’organisation pour la culture et l’éducation, British Council, et publiée le 9 septembre 2020.

L’enquête menée auprès d’un millier d’entreprises, décideurs politiques et universités, présente l’impact de l’entrepreneuriat social sur 3 principaux points, à savoir, le nombre d’emplois créés, le profil des travailleurs et la qualité de l’emploi. Les données indiquent que 78% des entreprises sociales créent de l’emploi au sein des communautés pauvres et des couches dites vulnérables comme les femmes, les enfants et les personnes handicapées, contre seulement 27% d’entreprises à but lucratif.

Au vu de ces statistiques, le rapport estime que l’entrepreneuriat social a le potentiel de relever le défi de l’emploi durant la période post-covid en créant un nouveau type d’entrepreneuriat qui place les valeurs humaines au cœur de l’économie, plutôt que le profit.

Selon la Banque africaine de développement, plus de 24 millions de travailleurs perdront leurs emplois à cause de la crise et 619 millions de personnes vivent sous le seuil de la pauvreté. Le continent devra donc trouver un moyen de contenir l’impact de la crise sur le court terme, et l’entrepreneuriat social apparaît comme la voie la plus fiable vers l’emploi.

Toutefois, le rapport relève que les entreprises à vocation sociale, bien que plus susceptibles de créer de l’emploi, ne paient pas le minimum vital aux employés. La véritable contribution de l’entreprise sociale réside dans les personnes qu’elle emploie, en termes d’investissement dans la formation et de perfectionnement des compétences.

Source : Agence Ecofin

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