Le Burkina Faso annonce la construction de son tout premier satellite, baptisé Burkina-Sat1


Le Burkina Faso va entamer la construction de son tout premier satellite. Le Burkina-Sat1 servira à observer la terre. Le projet est piloté par Frédéric Ouattara, président de l’Université Norbert-Zongo à Koudougou, sacré meilleur physicien spatial d’Afrique en 2018 par l’Union des géophysiciens d’Amérique.

Le Burkina Faso s’est à son tour lancé dans l’aventure spatiale. Le pays annonce le lancement de la phase de construction de son tout premier satellite baptisé Burkina-Sat1, a révélé le président de la République Roch Marc Christian Kaboré. Face à la presse le 28 août 2020, le chef de l’État a affirmé que le pays est déjà « en train d’acquérir les différents éléments constitutifs du satellite », qui devront lui coûter 110 millions FCFA (200 000 USD).

L’équipement spatial sera entièrement construit au Burkina Faso. Le projet est piloté par Frédéric Ouattara, président de l’université Norbert-Zongo à Koudougou, sacré meilleur physicien spatial d’Afrique en 2018 par l’Union des géophysiciens d’Amérique. Il avait présenté le projet au président de la République en janvier 2019 et avait obtenu son engagement à tout mettre en œuvre pour l’accompagner.

La phase de construction du satellite fait suite à l’achèvement avec succès de la première phase du projet Burkina-Sat1 qui portait sur la construction de la station au sol, logé à l’Université Norbert-Zongo de Koudougou. « Je me réjouis déjà des possibilités que va nous offrir cette station dans les prévisions météorologiques et la prévention des catastrophes naturelles, dans le domaine de la télémédecine […] et d’autres domaines liés à la recherche et au développement », a déclaré le président Kaboré.

Une fois la deuxième phase du projet réalisée avec succès, le Burkina Faso entamera alors la troisième phase qui inclut le transport jusqu’à la station spatiale internationale, les frais de lancement dans l’espace et d’entretien pendant trois à cinq ans. Le président a estimé que cette troisième phase devrait coûter entre 350 et 400 millions FCFA. Le lancement se fera en coopération avec des pays lanceurs de satellites comme la Chine et le Japon.

Source : Agence Ecofin

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