Le budget 2017 évalué à 2.477,5  milliards de francs CFA contre 2.626 de francs CFA en 2016

En application des dispositions de l’article 17 de la loi organique n° 20/2014 du 21 mai 2015 relative aux lois de finances et à l’exécution du budget, le Conseil des Ministres a entériné le projet de loi déterminant les ressources et les charges de l’Etat pour l’année 2017. Conformément à l’évolution de l’activité économique et de la gestion stratégique de la dette publique, les ressources budgétaires de l’Etat pour l’année 2017 sont évaluées à deux milles quatre cent soixante-dix-sept milliards cinq cents millions (2.477,5) de francs CFA contre deux mille six cent vingt-six milliards (2.626) de francs CFA dans la loi de finances 2016, soit une baisse de cent quarante-huit milliards cinq cents millions (148,5) de francs CFA. Elles comprennent les ressources propres pour mille huit cent cinquante-huit milliards quatre cents millions (1.858,4) de francs CFA. Cette baisse est la conséquence évidente de la chute des cours des matières premières (particulièrement la chute du prix du pétrole).

Les ressources propres se décomposent en recettes pétrolières projetées à quatre cent soixante-dix-huit milliards six cents millions (478,6) de francs CFA et en recettes hors–pétrole arrêtées à mille trois cent soixante-dix-neuf milliards huit cents millions (1.379, 8) de francs CFA. Comparativement au niveau arrêté dans la loi de finances 2016, elles seraient  en baisse de cent quatre-vingt-cinq milliards cinq cents millions (185,5) de FCFA. Les recettes pétrolières seraient en baisse de cent vingt-deux milliards cent millions (122,1) de francs CFA par rapport à la loi de finances 2016, reflétant le recul de la production pétrolière en volume, malgré une légère remontée des prix sur le marché international.

Une baisse due à la quasi-stagnation des performances de l’activité économique nationale

Les recettes hors-pétrole seraient en légère baisse de soixante-trois milliards quatre cents millions (63,4) de francs CFA par rapport à la loi de finances 2016. De manière globale, cette baisse de soixante-trois milliards quatre cent millions (63,4) de francs CFA par rapport à la loi de finances 2016. De manière globale, cette baisse s’expliquerait par la quasi-stagnation des performances de l’activité économique nationale (+4,5%), contre (4,6%) dans la loi de finances 2016.

Les dépenses d’investissement, quant à elles, se caractérisent par une baisse de cent soixante dix milliards six cents millions (170,6) de francs CFA, pour se situer à trois cent quatre-vingt-douze milliards cent millions (392,1) de francs CFA, dont deux cent soixante-quinze milliards cent millions (275,1) de francs CFA au titre des projets bénéficiant de financements extérieurs.

Réformer le dispositif des Activités Génératrices de Revenus (AGR)

Dans cette optique, le projet de loi de finances de l’année 2017 mettra l’accent sur la poursuite de la construction des infrastructures pour maintenir la croissance et accompagner la politique de modernisation et de diversification de l’économie. Le gouvernement s’emploiera aussi à la promotion des secteurs sociaux tout en menant une politique budgétaire axée sur la maîtrise du train de vie de l’Etat.  En ce qui concerne les mesures à caractère purement social édictées par le président de la République, dans son projet de société axé sur « L’Egalité des Chances », l’on retient que, en matière d’emplois, l’objectif poursuivi par le gouvernement est de concentrer ses efforts sur le développement d’opportunités dans les secteurs créateurs de richesses.

Ainsi, plusieurs actions phares seront menées dans le cadre de la promotion de l’emploi en faveur des jeunes et des femmes. Il s’agira notamment d’encourager l’esprit d’initiative dans le cadre du programme « Un Jeune = Un Métier » mené en collaboration avec les collectivités locales. Cette politique vise l’émergence d’une jeunesse active et dynamique à même de se prendre en charge ; d’appuyer le développement des compétences pour l’employabilité des jeunes et des femmes en améliorant l’efficacité de l’enseignement technique et la formation professionnelle ; de développer les programmes d’entreprenariat dans les secteurs clés de croissance, à l’instar de ce qui est réalisé dans le cadre du Programme « Graine ». Enfin, il s’agira de réformer le dispositif des Activités Génératrices de Revenus (AGR) pour financer la montée en capacité des petits opérateurs de services informels.

En matière d’accès aux soins de santé, il s’agira de pérenniser le financement de l’assurance maladie. L’élargissement de l’assiette des cotisations du régime obligatoire d’assurance maladie supporté essentiellement par les opérateurs de téléphonie mobile à hauteur de 10 % de leurs chiffres d’affaires permettra de mettre un accent particulier sur les Gabonais économiquement faibles. De même, le gouvernement veillera à la maintenance des plateaux techniques dans les Centres Hospitaliers Universitaires et les autres structures de santé, ainsi qu’à la formation et la spécialisation des personnels de santé.

En matière d’éducation, les interventions se concentreront sur l’amélioration de la qualité d’apprentissage et la compréhension des facteurs limitatifs ; le développement d’un système d’information permettant d’alimenter un nouveau plan sectoriel de l’éducation ;  le renforcement institutionnel et la gouvernance du système au niveau central et régional ; et enfin, la révision des curricula permettant de renforcer l’adéquation « Formation-Emploi ».

Source : Communiqué Conseil des ministres

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