La Problématique Du Transport En Afrique

Il est une constante, que la mobilité des personnes et des biens, constitue l’un des obstacles majeurs à l’amélioration des conditions de vie des populations, spécialement en Afrique Subsaharienne.

La faiblesse voire dans certains cas la vétusté des infrastructures, ainsi que le difficile accès aux moyens de transports, sont des problèmes récurrents pour les populations.

La mobilité est par conséquent un facteur primordial pour la mise en valeur des territoires, et pour le développement humain en particulier, et économique en général.

Dans une économie dite moderne, son rôle est prépondérant voire déterminant, dans la facilitation des échanges entre agents économiques.

En cette ère de globalisation, face au nouvel écosystème qu’affronte le monde, il constitue l’un des plus importants véhicules d’échanges d’idées et de raffermissement des liens entre les peuples et les nations.

A ce titre, n’est-il pas à la fois facteur et reflet des activités économiques et sociales, pour son rôle majeur dans les relations entre lieux géographiques ?

L’insuffisance d’infrastructures et de services de transports, constitue par conséquent un obstacle majeur au développement en Afrique.

C’est à ce titre que le manque d’accès aux infrastructures de transports, figure depuis un certain temps, parmi les indicateurs de pauvreté sur le continent.

La construction de la TRANSGABONAISE permettra sans nul doute, de réduire sensiblement cette fracture qui impacte de façon importante sur le développement du pays.

Des efforts ont été consentis, certes !!! Deux principaux problèmes se posent néanmoins encore au désenclavement et à la mobilité sur le territoire national.

Il y a entre autres l’absence et la mauvaise qualité des routes reliant l’arrière-pays, ce que l’on nomme communément et avec condescendance coupable, le milieu rural, et les centres urbains. Il faudrait y ajouter, l’extrême vétusté du parc automobile, induisant une extrême mauvaise qualité du service de transport rendu.

Tout ceci a pour conséquences pour les populations, des difficultés énormes à se déplacer et à impacter de façon plus déterminante sur le développement économique.

Le secteur des transports, n’est-il pas directement concerné du fait de son caractère indispensable pour l’évacuation des biens vers les zones de fortes consommations ?

Comment la population rurale peut-elle avoir accès aux services sociaux de base, sinon qu’au travers de la création des conditions les plus adéquates possibles de transport au bénéfice des populations les plus défavorisées ?

Mais il convient d’y ajouter, la promotion de la bonne gouvernance, le renforcement des capacités humaines et institutionnelles, et bien entendu LA DECENTRALISATION ... Véritable serpent de mer.

Le déplacement des êtres humains, doit par conséquent être perçu comme une nécessité d’ordre économique et social, vitale. Normal, qu’il soit au centre des préoccupations à l’échelle locale, nationale ou internationale.

L’imbrication transport et développement, est donc une évidence.

Le transport s’inscrit par conséquent dans le territoire, en termes de contraintes et d’impacts.

Les activités liées à la production, au commerce et à la vie quotidienne, reposent sur le mouvement des biens et des personnes. De ce fait, en tant qu’outils d’aménagement du territoire, les transports touchent toutes les personnes et impactent sur leur bien-être.

Quand il est déficient, il est source de perte de mobilité, de pertes économiques, de bien-être, de qualité de la vie.

Quand il est performant, il fournit des opportunités et des retombées économiques et sociales.

La mobilité se traduit par conséquent comme la condition d’accomplissement des activités humaines. Elle est créatrice de continuité permettant les liaisons, les contacts, les complémentarités et les interactions sans lesquelles aucun système spatio-social n’est viable. 

C’est la raison pour laquelle, le transport est considéré comme un élément géographique de première importance, qui concrétise l’emprise de l’homme et de ses systèmes économiques et politiques sur l’espace.

L’accessibilité représente par conséquent, un effort à faire dans les pays africains. L’acuité du problème, est encore plus forte dans les pays africains au Sud du Sahara, pour lesquels, l’accessibilité relève du privilège… Et c’est peu de le dire.

Un constat est clair et récurrent : la desserte par les transports, est souvent inadaptée et en constant décalage avec le rythme de la croissance des besoins.

Et c’est un problème.

Qu’il faut continuer de résoudre.

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