Planting d’arbres pour une alimentation et une agriculture durable au Gabon

Le 17 octobre dernier, au Centre d’accueil pour enfants en difficultés sociales (CAPEDS) d’Angondjé, lors de la Commémoration de l’édition 2016 de la Journée mondiale de l’alimentation au Gabon, plusieurs officiels dont l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), ont pris part à cette journée écologique, organisée par le Bureau de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Il faut rappeler que la FAO célèbre chaque année, le 16 octobre, la Journée mondiale de l’alimentation qui commémore la création de l’Organisation en 1945. Des évènements sont organisés dans plus de 150 pays de par le monde, faisant de cette journée l’une des plus importantes manifestations du calendrier des Nations Unies. Ces évènements sont destinés à sensibiliser et à promouvoir les actions en faveur des populations qui souffrent de la faim, ainsi que la nécessité de garantir la sécurité alimentaire et des régimes alimentaires nutritifs pour tous.

« Le climat change, l’alimentation et l’agriculture aussi »

En effet, le thème choisi cette année est : « Le climat change, l’alimentation et l’agriculture aussi », très évocateur de la situation actuelle. Par ce thème, la FAO entend souligner que l’alimentation et l’agriculture doivent s’adapter au changement climatique si l’on veut nourrir de manière durable la population mondiale qui ne cesse de croître. Ainsi, le jardin scolaire du CAPEDS est une démonstration grandeur nature que notre pays entend vulgariser sur l’ensemble du territoire afin de s’attaquer à cette menace mondiale. Cet exemple vise à faire prendre conscience au public de la nécessité, devenue impérieuse, de cultiver les aliments de façon durable, en adoptant des pratiques permettant de produire plus avec moins sur une même surface, comme l’a dit M. Yves Fernand Manfoumbi, ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, dans son discours circonstanciel.

Protéger les ressources naturelles, économiser l’énergie et l’eau, diversifier son alimentation, acheter et manger bio

M. Dan Rugabira, représentant de la FAO au Gabon, a renchéri en partageant des conseils que son organisation porte à l’attention de son personnel et qui peuvent s’appliquer dans notre quotidien. D’après lui, chacun de nous peut apporter sa petite contribution à la réduction des effets négatifs du changement climatique par différentes actions : protéger nos ressources naturelles si précieuses ; ne pas gaspiller l’eau ; diversifier son alimentation ; garder nos sols et notre eau propres ; acheter et manger bio ; économiser l’énergie ; n’acheter que le strict nécessaire ; limiter le plastique et finir nos restes.

Ainsi, pendant que certains gaspillent, d’autres n’arrivent pas à s’offrir une alimentation équilibrée, variée et saine. C’est le cas au CAPEDS. D’après sa directrice, cela relèverait d’un défi journalier au sein de sa structure. Tant le budget reste restreint et le personnel peu qualifié. Avec « une (telle) sécurité alimentaire affectée, il est impossible de parvenir à un développement social et économique durable. Il devient impératif que l’alimentation et l’agriculture s’adaptent au changement climatique », a affirmé le premier adjoint au maire d’Akanda dans son discours de bienvenue. Après la série de discours de circonstance, les officiels ont procédé au planting d’arbres auquel M. Vincenzo Fazzino, représentant de l’UNESCO au Gabon, a participé. Cette célébration a également permis à l’UNESCO de présenter certaines de ses publications et productions par l’animation d’un stand.

Source : FAO/UNESCO

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