Des financements inadaptés plombent l’investissement productif dans la zone Cemac

Au 2e semestre 2018, les nouveaux crédits distribués par les banques en activité dans la zone Cemac ont été de court terme. De par leurs natures, ces concours financiers ont été « essentiellement orientés vers le financement des besoins de trésorerie des entreprises et de consommation des ménages », précise la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) dans son dernier rapport sur les taux débiteurs dans l’espace Cemac.

Selon l’analyse de la Banque centrale, la prédominance des crédits de court terme (76,78 % des crédits bancaires au 2e semestre 2018) dans le portefeuille des banques n’est pas de bon augure pour l’investissement productif dans la zone Cemac.

De fait, au cours de la période sous revue, « les crédits à long terme et les opérations de crédit-bail, pourtant indispensables pour le financement des investissements et l’accumulation des outils de production, restent très marginaux, avec des proportions établies respectivement à 1,05 % et 0,35 % », souligne le rapport susmentionné.

Selon les experts, le règne du financement à court terme dans la zone Cemac s’explique par la nature même des dépôts bancaires, qui sont à près de 80 % à vue, c’est à dire mobilisables à tout moment par les déposants. Par ailleurs, ces mêmes experts n’ont de cesse de décrier le caractère marginal de la banque d’investissement dans cet espace communautaire. En effet, dans les six pays de la Cemac, l’activité bancaire est largement dominée par les banques commerciales

Source: Investiraucameroun.com

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