Afrique : au-delà des TIC, les compétences numériques sont essentielles dans d’autres secteurs


L’agriculture et la santé nécessitent autant que les TIC des compétences numériques ; ce qui entraine une flambée de la demande alors que l’Afrique connait déjà un déficit de formation. D’où l’appel du Forum économique mondial à accroître des formations dans le domaine des TIC sur le continent.

Selon une étude de la Société financière internationale (SFI) sur les compétences digitales en Afrique subsaharienne, 230 millions d’emplois à travers le continent nécessiteront un certain niveau de compétences numériques d’ici 2030.

Cette augmentation de la demande des compétences numériques est due au fait qu’elles deviendront indispensables dans tous les domaines y compris ceux qui n’en avaient pas besoin auparavant.

Une recherche complémentaire de la SFI sur la Côte d’Ivoire, le Rwanda, le Nigeria, le Mozambique et le Kenya a relevé que 57 millions d’emplois nécessiteront des compétences numériques d’ici 2030 dans ces cinq pays. Environ deux millions d’emplois seulement vont concerner le secteur des TIC et celui du commerce électronique, traditionnellement considérés comme les principaux moteurs de la demande.

Le Forum économique mondial pense que la demande se situera à environ 70% pour ce qui concerne les compétences numériques fondamentales et 23% pour le niveau intermédiaire non lié aux TIC.

Une grande partie de cette demande proviendra de professions génériques qui ne relèvent étroitement pas des TIC. Cela sera dû au fait que désormais, de nombreuses entreprises de tous les domaines adoptent les technologies dans leurs activités.

Les domaines les plus en vue sont l’agriculture, le marketing, les transports, la santé et la finance.

Le Forum économique mondial appelle donc les pays africains à accroître leurs offres de formation, ce d’autant plus que le continent est confronté à un déficit de compétences numériques, qui dilue les opportunités économiques et le développement.

Les décideurs et le secteur privé doivent travailler ensemble pour améliorer les infrastructures nécessaires. De leur côté, les prestataires d’enseignement doivent changer leur approche de la formation : se concentrer sur les compétences plutôt que sur les diplômes.

Source : Agence Ecofin

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